Peut-on tout pardonner ? Infidélité, mensonge, crime…

Peut-on pardonner l'infidélité

Si vous lancez ce genre de discussion lors d’un repas familial ou entre amis, vous allez vous apercevoir que la discussion va monter crescendo… Cela va commencer par le simple pardon, car votre ami vous a trahi, jusqu’au pardon le plus difficile le meurtre d’un enfant.

En effet, il suffit que quelqu’un lors de cette discussion affirme qu’il pardonne facilement, son opposé va lui sortir un cas extrême et hop le ton va monter.

Non seulement il nous est difficile le plus souvent de pardonner, mais en plus cela peut nous paraître complètement inconcevable. Surtout quand il s’agit de crime ou d’abomination.

Pourtant, pardonner est souvent indispensable. La souffrance dévore trop souvent ses victimes. Parfois, quand un peu d’humanité continue d’habiter le bourreau, elle parvient à lui insuffler de la culpabilité. On aimerait que cesse le cycle infernal de la souffrance. Peut-être, pouvons-nous commencer par celui que provoquent la vengeance, le crime et l’inconscience.

Guérir par le pardon

C’est ici que le pardon prend toute sa dimension. Il devient un outil incontournable du développement personnel. Il est peut-être même le seul moyen susceptible d’apporter la guérison. Guérir la victime, c’est déjà guérir notre humanité. Si le bourreau ne guérit pas, c’est qu’il n’a peut-être plus rien d’humain en lui. Dans ce cas, nous n’avons pas à nous en soucier. Il nous faut chercher à guérir pour nous-mêmes, pour notre salut aurais-je envie de dire.

Quand le bourreau reste attaché à son crime, on peut se demander comment c’est possible de pardonner. Il faut alors considérer le pardon comme un outil personnel et individuel. Il n’est pas toujours fait pour réconcilier les êtres, ou pour les apprendre à aimer leur ennemi. Parfois aimer, c’est aussi apprendre à se détacher, à reconnaître l’impossible affinité, voire le dégoût que l’on a pour quelqu’un. Alors, aimer signifiera tout particulièrement d’accepter qu’on ne peut rien changer à ce sentiment, mais qu’on n’a pas non plus lieu de le nourrir. De ce fait, on se libère du sentiment par le pardon. On pardonne dans l’unique but de nous délivrer de ce lien nauséabond qui continue de nous torturer. Ainsi, on entame la guérison dans notre cœur. L’autre ne changera peut-être jamais, néanmoins, nous, nous aurons obtenu la distance nécessaire pour nous sentir bien, pour nous protéger et pour nous donner toutes les chances de nous reconstruire.

Le pardon ne doit donc pas être confondu avec l’absolution. On n’en a de toutes les façons pas le pouvoir. En outre, personne ne nous demande d’effacer notre mémoire. Par contre, nous avons tout à gagner à nous guérir des souffrances et des traumatismes du passé. Alors, pardonner devient une raison supplémentaire d’agir pour devenir un homme libre.

Oui d’accord, mais est ce que je pardonne ?

Si vous me demandiez si je pardonnerais à toutes sortes de situations, honnêtement je suis incapable de vous répondre, car il faut être au pied du mur pour ressentir… Pourtant, je suis quelqu’un qui pardonne facilement, en 50 ans, je n’en veux à personne. La raison est ma perception du temps et la loi de la physique macroscopique, une fois que c’est fait on ne peut pas revenir dessus et changer le passé. C’est fait !!! Donc très souvent on se torture l’esprit comme si on avait encore le contrôle de changer ce qui s’est passé

Donc que vous pardonniez ou pas, sur les faits, rien ne changera, en revanche sur un plan psychologique, ce qui changera en pardonnant, c’est un sentiment de soulagement. C’est ce qui s’est passé pour Jean-Marie Bigard.

L’incroyable pardon de Jean-Marie Bigard

Il avait 21 ans quand sa mère est morte d’un cancer et un an plus tard son père a été assassiné par l’amant de sa deuxième femme par des coups de couteau et tirs à la carabine, donc  un crime vraiment atroce.

En public au tribunal, Bigard a accordé son pardon au tueur.

Il s’est confié au magazine VSD lors d’une interview :

« Cela a été un moment difficile, mais… on peut dire ce que l’on veut, mettre des “si” partout, et “si” ma sœur avait des couilles, on l’appellerait Raymond, bla bla bla… Mais celui qui a fait cela ne pouvait pas me rendre la vie de mon père ».

« S’il m’avait dit : “Tiens, j’ai bien niqué ton père, je te mets un doigt dans le cul”, cela n’aurait peut-être pas été pareil. Mais il était repentant, il est allé se livrer à la police. Et moi je lui ai pardonné. »

Le pardon de Bigard est intéressant, car il sous-entend que sans regret du criminel, il n’aurait  peut-être pas accordé son pardon.

Le conseil que j’aimerais vous donner est de pardonner les « conneries » de la vie quotidienne pour ne pas la ternir, en revanche, en cas de terrible événement, vous êtes le seul juge, personne ne vous en voudra.

 

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