Vaincre la timidité par le maître japonais, fondateur des shoguns…

Yoritomo Tashi était un philosophe japonais du XIIe siècle , bien connu et admiré pour son peuple et l’ un des plus grands hommes d’ Etat qui ait jamais eu au Japon et fondateur de la dynastie des shoguns.

C’était aussi un maître du développement personnel, comme quoi ceux qui pensent que le développement personnel est une tendance New Age, comme dit l’expression, il se mettent « le doigt dans l’œil ».

Je vous laisse avec son texte traduit en français :

Quelles sont les causes de la timidité

Il y a 1000 forces de timidité, les unes naturelles, en quelque sorte physique ; d’autres, et ce sont les plus fréquentes, qui naissent d’un état moral que notre faiblesse ne sait pas combattre.

« La timidité, dit le vieux Nippon, prend généralement ses sources dans maints sentiments qui sont rarement élevés :

« La perte ou la défaillance de la volonté sont les causes les plus fréquentes des accès de timidité.

« L’amour-propre excessif en est une autre.

« La crainte de déplaire ou de ne pas briller suffisamment.

« Le sentiment d’une gaucherie qui s’accroît sous les regards des étrangers.

« Le manque d’énergie qui ne permet pas l’effort nécessaire à la concentration, si bien que les pensées arrivent en désordre, sans pouvoir se ranger à l’appel de la volonté.

« La paresse de s’exercer à faire éclore l’idée lente à naître et qu’on a conscience de ne pouvoir formuler que trop tard.

« La difficulté d’examen qui fait qu’on de¬meure hésitant sur la nature de ses désirs.

« Et par-dessus tout, la certitude – une certitude dont on devient l’esclave – que les mots trop lentement assemblés ne viendront qu’imparfaitement commenter une pensée qu’on n’a pas su rendre nette.

Le timide a toujours l’impression que tous les yeux sont fixés sur lui

« Il y a, dit plus loin Yoritomo, une autre forme de timidité qu’on appelle la gaucherie : celle-ci est généralement produite par une croyance exagérée en son importance, qui fait qu’on s’imagine sentir tous les yeux fixés sur soi. »

Le timide est un sensitif : tel événement qui, pour un autre, passerait inaperçu, a sa répercussion dans tout son être.

Une froideur apparente, un regard qui ne lui semble pas sympathique le blesse, et ceci d’autant plus fort que son défaut l’isole, tout en développant en lui une grande perspicacité.

Mais comme ces observations sont basées sur des indices et non sur des faits, comme ces jugements sont édifiés sur des détails longuement commentés, mais partant souvent d’une donnée fausse, il arrive que le timide se prépare bien des souffrances inutiles, dont la confidence surprendrait fort les gens de raison pondérée.

« On pourrait, dit le philosophe, comparer la timidité à un verre grossissant qui souligne et centuplera taille des infiniment petits, mais qui, n’embrassant qu’un étroit espace, ne per¬mettrait de voir qu’une faible partie des cho¬ses essentielles. »

Il est indéniable que la timidité enlève tous les moyens à ceux dont elle anéantit la volonté.

Ceux qui en souffrent particulièrement sont ceux que tenaille l’idée des railleries.

« Ce genre de timidité est, du reste, un des moins intéressants, dit encore Yoritomo, car il prend sa source dans un amour-propre exa¬géré et dans l’appréhension de ne pas briller suffisamment.

L’enfant ne naît pas « timide »

« La timidité, ajoute-t-il, est rarement naturelle. Elle ne naît chez les enfants que lors¬qu’une éducation maladroite les a rendus fa¬rouches et défiants de leur propre mérite.

« Est-ce que les animaux qui ignorent le contact de l’homme redoutent son approche ?

« Ils ne deviennent craintifs et sauvages que lorsque l’expérience leur a démontré que ces hommes les pourchassent et désirent les capter ou les détruire.

« De même, l’enfant ne naît pas « timide ».

Combien il est nécessaire de jeter les semences de la volonté dans l’âme de l’enfant, dès les premiers mois de sa vie, avant même qu’il puisse débrouiller le chaos des sensations et des impressions extérieures.

Comment remédier à la gaucherie ?

« Pour remédier à la gaucherie, il lui faudra s’exercer à marcher avec aisance et à se présenter sans disgrâce.

« Ce résultat peut être obtenu par une application, sinon constante, du moins fréquemment renouvelée.

« Il s’étudiera à porter la tête haute sans exagération et à regarder en face. Bien en¬tendu, il ne pourra soutenir longtemps cette attitude qui lui est nouvelle, et le mieux pour lui sera d’assigner un temps, d’abord très court, ensuite plus prolongé à cette sorte d’étude.

« Les premiers jours, il s’efforcera de garder ce maintien pendant 5 minutes ; 3 ou 4 jours après, pendant 10 minutes, puis pendant un quart d’heure et ainsi de suite.

« Mais pour que ce traitement ait un effet satisfaisant, il doit être obtenu sans défaillance, c’est-à-dire que si pendant le temps de l’exercice la résolution a fléchi, si l’on a détourné les yeux avec embarras devant le regard hardi d’un passant, si l’on s’est départi, ne serait-ce que quelques secondes, du port de la tête ou du redressement du corps, il faudra recommencer jusqu’à ce qu’on ait pu conserver ce maintien pendant le temps qu’on avait résolu de le soutenir.

« Il est bon aussi de s’exercer à aborder dans la rue les gens de connaissance.

« Il faut débuter par des phrases très cour¬tes qu’on a préparées à l’avance et qui peu¬vent s’appliquer à tout le monde : des nouvelles de la santé et des affaires générales. L’écueil des timides est de ne jamais être simples ; c’est très souvent parce qu’ils veulent être compliqués et en imposer aux autres qu’ils en arrivent aux échecs que nous savons.

« Ces entretiens devront être très rapides, car le principal est de ne pas laisser naître l’embarras, et il est essentiel que le timide sorte de ces échanges de compliments avec un contentement de lui-même qui lui inspirera courage pour une autre tentative.

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