Quelle est donc cette étrange méthode chinoise qui guérit avec des ventouses ?

En 2016, on pouvait remarquer des tâches rouges sur le corps du champion olympique de natation, Michael Phelps, il n’était pas malade, il avait juste fait des séances de ventouses pour son bien-être.

Les ventouses sont connues comme une célèbre méthode thérapeutique chinoise dans le traitement de nombreux symptômes et maladies. Méthode relativement peu connue dans le monde occidental par le passé, aujourd’hui de plus en plus de gens s’y intéressent comme étant une bonne alternative à la médecine traditionnelle.

Historique des ventouses

Dans la culture populaire, on a découvert que l’on utilisait les ventouses dans les salons de massage chinois partout dans le monde et que cette  technique a été transmise de génération en génération.

De nos jours, les médecins occidentaux ont commencé à intégrer cette pratique en raison de son efficacité à soulager les symptômes des maladies chroniques et à réduire les effets secondaires des méthodes pharmacologiques.

Les ventouses sont une méthode de soins ancienne et traditionnelle qui provient de Chine et dont les origines remontent à l’an 281 après JC. Elle fut utilisée à l’origine par les Taoïstes de la cour impériale de l’époque.

Même si l’Histoire a montré que les ventouses étaient utilisées dans d’autres civilisations, comme les grecs et les indiens, elle fut d’abord créée par un Taoïste praticien, alchimiste et herboriste médicinal du nom de Ge Hong.

A son époque, Ge Hong était célèbre en tant que guérisseur accompli et que confident de hauts dignitaires de la Chine antique. Il utilisait les ventouses pour soigner de nombreuses maladies que l’on ne pouvait traiter par les méthodes conventionnelles de son temps.

Voici un fait : dans les temps anciens, on utilisait des cornes d’animaux comme ventouses, ce qui a donné son nom à la technique médicale de la corne.

Durant la dynastie de Qing et de Tang, on utilisait les ventouses pour traiter la tuberculose, les rhumes, les douleurs du dos, les nerfs et les muscles noués, ainsi que l’arthralgie. Elles ont longtemps été utilisées pour apporter une bonne santé générale et le bien-être aux patients qui pouvaient se l’offrir.

Dans la Chine d’aujourd’hui, ainsi que partout ailleurs dans le monde, on utilise des ventouses en verre ou même en plastique fin pour remplacer les cornes d’animaux ou le bambou. Ces ventouses ont également évolué avec le temps pour répondre aux besoins des patients.

En dehors de la Chine, on a également découvert que les ventouses étaient utilisées dans les régions d’Asie orientales, plus particulièrement dans la Chine du Nord, au Japon et dans la péninsule Coréenne. Dans certaines régions du Moyen Orient, on utilise une méthode similaire connue sous le nom de “ventouses mouillées”.

Aujourd’hui, les ventouses se sont largement étendues à la fois aux cultures orientales et occidentales.

Le concept de base des ventouses est d’effectuer une succion qui améliore le flux sanguin et facilite la guérison. Un praticien compétent place des ventouses sur le corps du patient et les chauffe.

Après avoir été chauffées, les bords de la ventouse se scellent, ce qui génère un vide partiel à l’intérieur lors de son refroidissement. Ainsi, la ventouse “suce” la peau, ce qui agit sur le flux sanguin. Le concept est similaire à celui de l’acupuncture où l’on “tire” le Qi vers les zones où la circulation du sang ou de la lymphe est faible.

Sans source de chaleur, on peut créer la succion en prélevant du sang au moyen d’une pompe à main. Il existe également des pompes qui utilisent la puissance d’aimants et de l’électricité pour provoquer la succion. Cette méthode est connue sous le terme de “ventouses sèches”.

Il existe une autre méthode, moins utilisée, connue sous le nom de “ventouses mouillées” que l’on utilisait au Moyen Orient. Le procédé est similaire, mais on pratique une “saignée” ou une prise de sang en faisant une incision superficielle dans la peau avant de procéder à la succion.

Par extension, on utilise les ventouses pour traiter un vaste panel de maladies, soit en complément de la médecine occidentale, soit de façon autonome.